PERSONNAGES

Nelson Mandela


Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo dans le bantoustan du Transkei en Afrique du Sud[1], actuel Cap-Oriental, est l'un des meneurs historique de la lutte contre le système politique d'apartheid en Afrique du Sud, et président de la république sud-africaine de 1994 à 1999, à la suite des premières élections générales non ségrégationistes de l'histoire du pays.

Nelson Mandela intègre l'African National Congress (ANC) en 1944[1] afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. A partir de 1948, il participe à la lutte non-violente contre les lois de l'apartheid qui commencent à être mises en place par le nouveau gouvernement sud-africain afrikaner. Cette lutte ne donnant pas de résultats tangibles, il fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, le Umkhonto we Sizwe, en 1961 et commence une campagne de sabotage. Arrêté par le gouvernement sud-africain, grâce à l'aide de la CIA[2], il est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité mais est relaché 27 ans plus tard. Il est devenu entre temps une célébrité bénéficiant d'un soutien international, symbole de la lutte pour l'égalité raciale.

Après sa sortie de prison en 1990, Mandela soutient la reconciliation et la négociation avec le pouvoir afrikaner et en 1993, il reçoit avec le président sud-africain de l'époque, Frederik Willem de Klerk, le Prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur de la fin de l'apartheid et l'établissement d'une démocratie multiraciale dans le pays.

Élu premier président noir d'Afrique du Sud, il continue avec succès la politique de reconciliation nationale mais néglige la lutte contre le SIDA très présent en Afrique du Sud[3], et après un mandat annonce sa retraite de la vie politique. Nelson Mandela continue depuis le combat contre le SIDA qui lui a fait perdre un fils et est une personnalité mondialement écoutée au niveau des droits de l'homme.


Biographie


Famille et études

Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 dans le village de Mvezo, au bord de la rivière Mbashe au Transkei dans la province du Cap-Oriental de l'Afrique du Sud[4]. Il est le fils d'une famille royale Thembu de l'ethnie Xhosa, qui règne sur ce Bantoustan[4]. D'après le généticien Luigi Cavalli-Sforza, il est pour moitié Hottentot, c'est-à-dire un bochiman, une population le plus souvent méprisée par les Xhosas qui font partie des Bantous[5]. Son arrière grand-père paternel est Inkosi Enkhulu, ou roi du peuple Thembu[6]. Un des fils du roi, qui s'appelait Mandela, est le grand-père du futur Nelson et l'origine de son nom de famille. Cependant les descendants de cette branche de la famille n'étaient pas éligibles à la succession du trône Thembu.

Le père de Mandela, Gadla Henry Mphakanyiswa, est chef du village de Mvezo[7]. Cependant il s'aliène les autorités coloniales qui le déchoient de sa fonction et exilent sa famille dans le village de Qunu. Malgré cela, Mphakanyiswa reste un membre du conseil privé du roi, et a un rôle capital dans l'ascension du nouveau régent Jongintaba Dalindyebo au trône Thembu. Dalindyebo se souviendra de son aide en adoptant Mandela de manière informelle à la mort de son père[8]. Le père de Mandela à quatre femmes[8] qui lui donneront 13 enfants[8]. Mandela est né de sa troisième femme (troisième d'après une système de classement royal complexe), Nosekeni Fanny du clan Mpemvu Xhosa, sur les terres duquel Mandela passera la plus grande partie de son enfance[9]. Le prénom de Mandela, Rolihlahla signifie « enlever une branche d'un arbre » ou plus familièrement « fauteur de trouble »[10],[11].

Rolihlahla Mandela devient le premier membre de sa famille à aller à l'école, où son institutrice Miss Mdingane lui donne le nom anglais de Nelson, pratique courante à cette époque[12].

Son père décède d'une tuberculose alors qu'il n'a que neuf ans[8] et le régent, Jongintaba devient son tuteur[8]. Il va alors à l'école d'une mission méthodiste située à côté du palais du régent. Suivant le coutume Thembu, il est initié à l'âge de seize ans et va au Clarkebury Boarding Institute[13]. Nelson Mandela passe son Junior Certificate en deux ans au lieu des trois ans habituels[13]. Désigné pour hériter de la fonction de conseiller de son père, Mandela va en 1937 à l'école méthodiste d'Healdtown à Fort Beaufort où étudie la plupart de la la famille royale Thembu[14]. A 19 ans il pratique la boxe et à la course à pied dans cette école[9].

Diplômé, il rejoint l'université de Fort Hare pour un Baccalauréat en arts. Il y rencontre Oliver Tambo qui devient son ami et collègue. À la fin de sa première année, membre du conseil représentatif des étudiants, il est impliqué dans le boycott du règlement universitaire. Il est alors renvoyé de l'université[15].

Peu après avoir quitté Fort Hare, Jongintaba annonce à Mandela et Justice, son fils et héritier au trône, qu'il a organisé un mariage arrangé pour chacun d'eux. Les deux jeunes hommes, mécontents de cet arrangement, choisissent de s'enfuir à Johannesburg[16] A son arrivé, Nelson Mandela trouve un emploi de garde dans une mine[17]. Cependant, l'employeur annule vite le contrat quand il s'apperçoit que Mandela est le fils adoptif en fuite du régent. Nelson Mandela travaille ensuite comme employé dans un cabinet d'avocat grace à ses relation avec son ami et mentor Walter Sisulu[17]. Tout en travaillant, Nelson Mandela complète son diplôme de Baccalauréat en arts à l'Université d'Afrique du Sud par correspondance, et après commence des études de droit à l'Université du Witwatersrand où il rencontre de nombreux futurs activistes anti-apartheid.

 

Activité politique contre l'apartheid.



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M. L. King

Quand M. L. King évoquait l’éventualité d’un président noir.

Dans une interview accordée à la chaine anglaise BBC en 1964, Martin Luther King évoquait la possibilité que les Etats-Unis aient un jour un président noir : Répondant à une question du journaliste anglais Bob McKenzie qui lui demandait s’il estimait réaliste les propos de Robert Kennedy, à savoir que les Etats-Unis pourraient avoir un président noir sous quarante ans, le leader du mouvement pour les droits civiques déclara :

"Tout d’abord, il y a des Noirs qui sont présentement qualifiés pour être président des Etats-Unis. Qualifiés en terme d’intégrité, en terme de vision et de capacités de leadership. Mais nous savons qu’il y a certains obstacles qui rendent cette possibilité difficile aujourd’hui. Je suis très optimiste au sujet du futur.

J’ai vu certains changements aux Etats-Unis au cours des deux dernières années qui m’ont étonné. J’ai vu une réelle mise en œuvre des lois sur les droits civiques (...) Sur cette base je pense qu’on pourrait même avoir un président noir dans moins de 40 ans. Je pense que ça pourrait arriver en 25 ans, voire moins".

Si la prédiction de Martin Luther King était en avance sur son époque, il n’en reste pas moins que Jesse Jackson par exemple fut candidat en 84 et 88, et que Colin Powell avait de réelles chances de devenir président s’il s’était porté candidat en 1996. C’est finalement Barack Obama qui aura réalisé le vieux rêve de Martin Luther King.

Suivez  l'interview de M.L.King sur la BBC. Cliquez ici




Le 21 févri
er 1965 : Malcolm X est assassiné


MALCOLM X


Le 21 février 1965, Malcolm X est assassiné à New-York alors qu’il prononce un discours, par trois membres présumés de la Nation Of Islam (N.O.I).

On peut cependant se demander si les véritables commanditaires n'avaient pas le bras s'étendant bien au-delà de la communauté noire américaine, et c'est ce que Spike Lee choisit de présenter dans son fameux "Malcolm X" (1992) avec Denzel Washington dans le rôle phare.

Leader charismatique, plus « radical » que Martin Luther King, Malcolm Little alias Malcolm X devient pasteur de la N.O.I à sa sortie de prison, et se révèle rapidement un élément important au sein du mouvement grâce à sa capacité à rassembler les foules, à ses discours percutants, à son sens de la réthorique et de la répartie.

Après avoir rompu avec la N.O.I, Malcolm X conservait son influence, mais sa mort précoce ne lui a pas laissé le temps d'exprimer tout son potentiel.

Vous pouvez relire sa biographie publiée sur Grioo.com

Vous pouvez voir Ici-dessous la vidéo del'assassina de Malcolm X (en anglais!)

Source Grioo.com