ARRÊT SUR IMAGE

TOUMBA DIAKITE.
Toumba Diakité, Ex Aide de camp de Dadis Camara"Je ne compte pas me livrer, parce qu'ils ne veulent pas que la vérité soit connue. Ils préfèrent me tuer"
"Dadis Camara a fait venir au stade des "hommes infiltrés par le pouvoir", dont "250 recrues" d'une école militaire "qui ont été habillées en tenue civile, munies d'armes blanches et qui ont causé d'énormes massacres".
"Tous les corps se sont mal comportés". "La responsabilité individuelle que j'ai prise, c'était directement pour sauver les leaders (de l'opposition)".
"j'ai ouvert le feu sur lui (Dadis Ndlr)". "Il (Dadis Ndlr)e st tombé, je l'ai laissé; son chef des opérations est parti prendre une arme lourde pour tirer sur moi. On a commencé à se bagarrer."

Ecouter la version audio ici.
Toumba sur RFI



L’ancien premier ministre guinéen, François Lonsény Fall, a fait une déclaration devant les manifestants, New York mardi 8 décembre 2009 pour demander justice et le départ de la junte au pouvoir à Conakry:

 

« restez unis, donnons-nous la main. Nous allons mettre ces militaires dehors. Ce sont des fous, ce sont des drogués, c’est une bande de fous gouvernée par un drogué. Vous devez savoir que cette bande de militaire ne peut gouverner ce pays. Si vous allez à Conakry aujourd’hui, vous avez plusieurs groupes de militaires. Le groupe de Sékouba, le groupe de Toumba, le groupe de Dadis. Tous ces groupes sont éparpillés en ville et sont prêts à tirer sur la population. S’il ya un quelconque problème à Conakry aujourd’hui, vous allez voir que le sang va couler encore. C’est la raison pour laquelle nous devons travailler maintenant pour que cela n’arrive pas. Ce sont des criminels qui sont là. Ce sont des militaires qui ont envie de piller l’économie du pays, qui ont tué nos enfants, qui ont violé nos sœurs et nos mamans. Vous le savez très bien. Vous n’avez même pas toutes les photos ici. Nous nous étions au stade. Nous avons vu ce qu’ils ont fait aux femmes.

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Partie 1 : 2005-2007, un peuple démunie face à une barbarie militaire

5 janvier 2005 : La Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) rassemblent leurs plateformes de revendication et créent une inter-centrale.

27 février 2006 : Les syndicats réunis dans l’inter-centrale lancent une grève. Les revendications portent notamment sur les salaires.

3 mars 2006 : Signature d’un accord après cinq jours de grève.

Avril 2006 : « Valse des décrets »

8 juin 2006 : Violation du protocole d’accord du 3 mars. Deuxième grève. Les forces de l’ordre tirent sur des groupes d’étudiants, faisant au moins 18 morts. Un accord est signé, mais la grève n’est que suspendue.

6 décembre 2006 : Arrestation de Mamadou Sylla et Fodé Soumah, hommes d’affaire proches de Lansana Conté.

16 décembre 2006 : Lansana Conté se rend lui-même à la prison et les fait libérer.

10 janvier 2007 : La grève générale illimitée contre la corruption et contre les abus de pouvoir de la présidence est déclenchée. Elle est très suivie dans la capitale, mais aussi dans certaines villes de province. Les syndicats exigent le remboursement des sommes dérobées à l’Etat, la baisse du prix de l’essence et d’autres biens de première nécessité, le retour en prison des deux hommes. Un contact est établi entre les syndicalistes et la présidence. L’idée d’un Premier ministre chef du gouvernement est lancée.

17 janvier 2007 : Le pouvoir cherchant à contourner le processus de négociation, les syndicalistes lancent une marche vers l’Assemblée nationale. La police tire sur la foule. Les négociations sont rompues.

21 janvier 2007 : Reprise des négociations.

22 janvier 2007 : « Marche pacifique » organisée par les syndicats. La police tire, on dénombre au moins 30 morts. Plusieurs syndicalistes sont battus par les bérets rouges.

23 janvier 2007 : Reprise des négociations.

27 janvier 2007 : Signature d’un accord acceptant la nomination d’un Premier ministre chef de gouvernement. Mais Lansana Conté nomme un de ses proches, Eugène Camara. Grandes manifestations de protestation de la part de la population. Le mouvement a dépassé les syndicats.

12 février 2007 : Lansana Conté décrète l’état d’urgence.

15 février 2007 : Reprise des contacts entre Rabiatou Serah Diallo et les autorités. Mais le blocage continue.

15-16 février : Sommet France-Afrique à Cannes.

17 février : Une délégation de la CEDEAO est chargée de favoriser le retour au calme en Guinée.

23 février 2007 : L’Assemblée nationale, pourtant largement acquise au camp présidentiel refuse de prolonger l’état d’urgence.

25 février 2007 : Réunion de conciliation sous l’égide de la CEDEAO, et signature d’un accord.

26 février 2007 : Lansana Conté nomme Lansana Kouyaté Premier ministre.

28 mars 2007 : Lansana Kouyaté donne la composition du nouveau gouvernement.

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