Niger: Promulgation du nouveau code électoral

Publié le par RFI

 

Le Chef de la junte Militaire aun Niger, Salou Djibo. AFP/Sia Kambou

La junte au pouvoir depuis trois mois a promulgué, jeudi 27 mai 2010, le nouveau code électoral du Niger. Le général Salou Djibo, le chef de la junte, a ajouté quelques modifications au projet qui lui avait été remis par la Conseil consultatif. Ce texte réduit la durée du mandat présidentiel de 5 à 4 ans, fixe le niveau d’études obligatoire pour briguer la magistrature suprême ou encore le niveau de la caution que devront verser les candidats. La prochaine élection présidentielle doit se tenir avant le mois de février 2011.

Désormais, pour être candidat à la députation il faut être titulaire d’un baccalauréat. Ainsi en a décidé le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, en promulguant jeudi 27 mai 2010 l’ordonnance du code électoral.

Pour la junte militaire, le gouvernement et la commission des textes fondamentaux, la fonction parlementaire nécessite un niveau d’instruction minimum, de nature à permettre aux députés d’élaborer entre autres des propositions de loi.

Les députés analphabètes qui sont aussi les principaux bailleurs de fonds des partis politiques, sont désormais hors de la course. Ils sont nombreux d’ailleurs, les observateurs qui pensent que les principales victimes du code électoral sont les commerçants.

Autre changement important : le serment confessionnel qui a été supprimé et remplacé par un serment d’engagement moral et non confessionnel alors que le mandat du président de la République est réduit à quatre ans, renouvelable une seule fois.

Aussi, pour lever toute équivoque sur les élections à venir, la junte militaire réintroduit les dispositifs soumettant certains candidats de par leur qualité, à la démission de leur fonction ou à prendre un congé de trois mois.

Le bulletin de vote unique est également réintroduit. Il en est de même pour le contentieux électoral dévolu à la Cour constitutionnelle.

Les frais de participation aux élections présidentielles sont revus à la hausse. Ils sont fixés à vingt millions de francs CFA par candidat.

Enfin, il faut noter que le poste de deuxième vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, la CENI, est réservé aux associations féminines.

RFI


Mon billet pour cet article: Espérant que cet autre putchiste ne rentre pas dans les rangs d'un certain Dadis camara (chef de la junte, CNDD au pouvoir en Guinée jusqu'en Décembre 2009),  il vient de poser ici un acte salutaire et il faut donc l'encourager dans ce sens. Espérant aussi qu'il prendra exemple sur le Libéria de Ellen Johnson Sirleaf comme l'a suggéré Barak Obama, Salou Djibo conduira le Niger vers des élections libres et transparentes et qui mettront ce pays vers la voie de la démocratie.

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