Guinée: le décret de restructuration du gouvernement serait un faux

Publié le par S.BACHIR

SK-et-JMD.jpgEn parcourant ce décret, vous remarquerez que le mot ''d'Etat'' est effacé à la main au niveau du MATAP et le même mot est écrit au bic devant le Ministère des affaires étrangères. Mais à la lecture à la Télévision Nationale, ces deux Ministères ont été présentés comme Ministères d'Etat en plus du Ministère de la sécurité et de la protection civile. Regardez bien, vous verrez des ratures au bic.

Et vous verrez que le numéro (1) Un du gouvernement c'est le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le numéro deux (2) écrit au bic c'est le Ministères des Affaires étrangères et de la Francophonie et le numéro trois c'est le MATAP, qui est en deuxième position, sur le papier qui a été raturé après signature du Général Sékouba Konaté. 

Ce qui est aussi sûr c'est que le Président intérimaire ne peut pas signer un décret raturé. Dans ce cas, les affaires étrangères n'étaient pas considérées comme un Ministère d'Etat et c'est à la main qu'on en a fait un Ministère d'Etat. Toujours est-il que ce document raturé n'est pas digne d'un pays comme la Guinée. Il faut alors se demander qui a fait ces ratures. Pourquoi, n'avoir pas soumis un projet propre au Président pour signature ? Si cela été le cas, il y a eu falsification après et ça, c'est léger et grave pour l'image du Président Sékouba Konaté.

Après, les gens sont allés voir Jean Marie Doré qui a dit qu'il n'est pas d'accord avec un Ministère d'Etat au MATAP qu'il a barré et  mis le mot ''d'Etat'' devant le Ministère des affaires étrangères qui devient le deuxième Ministère en rang protocolaire. Ce qui veut dire qu'un groupe a travaillé sur le dos du Premier Ministre qui a fait beaucoup d'autres observations comme sur le Ministère de l'élevage qui ne signifie rien dans un pays où l'état n'a aucune tête de bétail, ou le Ministère de la culture qu'on aurait dû rattacher au Ministère de l'Information.
 

Encore une fois, le Général Sékouba Konaté doit démasquer et punir sévèrement les auteurs de cette falsification qui n'honore pas la République.

Le décret à voir ici.


Aboubacar SAKHO,/www.aujourdhui-en-guinee.com

Publié dans GUINEE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article