Après Haïti, le Zimbabwe : Wade confie le Sénégal à son fils et se prend pour le président de l’Afrique

Publié le par S.BACHIR

b[XIBAR.NET (Dakar, 06 Février 2010)]b – Incapable de résoudre les problèmes qui se posent à ses concitoyens, le président Wade entend néanmoins masquer son incompétence, en jouant au chef d’État le plus humaniste.

Me Abdoulaye Wade, Président du Sénégal
Le président Wade avait tenu à se singulariser, suite au drame qui a frappé le peuple haïtien. Il dégainera 500 millions et fera décaisser par le Parlement 50 autres millions de nos francs en guise d’aide à ce pays meurtri par un tremblement de terre. Il voudra même forcer les travailleurs, qui tirent le diable par la queue, en ordonnant qu’il renonce à trois jours de leurs salaires. Il ira continuer son show de bon Samaritain devant ses pairs réunis en Éthiopie. Face à eux, il plaidera le retour des Haïtiens en terre d’Afrique.

À présent, il a ouvert un nouveau front, pour ne pas nous laisser respirer : « Il faut aider le Zimbabwe », estime celui qui ne peut même pas faire arrêter les délestages de courant et les pénuries de carburant dans son pays, dont l’économie est à genoux et les entreprises en faillite. Il a introduit la discrimination dans l’octroi des marchés, l’aide à la presse et les signaux de télévision.

C’est ce président, qui a détruit le monde rural et pollué son pays par la politique, qui joue au grand chef africain. C’est encore lui qui a fait de l’impunité des crimes et délits, physiques et financiers, de ses proches, qui joue aux âmes charitables ; tandis que c’est son impopulaire fils qui gouverne à sa place.

En vérité, Wade, qui préfère son fils et ses statues à son pays, ne fait que prolonger son show pour masquer le marasme économique dans lequel sa boulimie financière a poussé son peuple. Il ne reste pas dix jours sans affréter un Boeing pour fuir les dures réalités de son pays. Tandis qu’il se complaît dans la politique de la fine bouche, sa famille court le monde à bord de jets privés. Sa tentative de faire reconduire le président libyen à la tête de l’Union africaine ayant échoué, Abdoulaye Wade entend faire ombrage à celui qui a été démocratiquement désigné par ses pairs. Assassiner les libertés et soutenir les putschistes demeurent ses jeux favoris.

La tête dans les nuages, il ne sait pas que son jeu est découvert, depuis qu’il a été pris la main dans le sac en Guinée et avec l’affaire Segura. Le monde et l’Afrique lui ont même préféré l’assassin de Thomas Sankara : Blaise Compaoré, pour régler les conflits dans la sous-région. Son réveil risque bien d’être brutal.

Source: Xibar.net

Publié dans AFRIQUE

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