AFRIQUE: LA REVUE DE PRESSE CONTINENTALE

Publié le par S.BACHIR

Dans la revue presse africaine de RFI de ce lundi 15 Février 2010, fait sa une sur le coup de balai en Côte d'Evoire et le coup de théâtre au Madagascar.
                  
le coup de balai en Côte d’Ivoire

Mission délicate pour Guillaume Soro, le Premier ministre ivoirien chargé de former un nouveau gouvernement, après la dissolution vendredi du cabinet et de la Commission électorale. Comme le souligne la presse ivoirienne, Guillaume Soro a déjà entamé ses consultations : il a rencontré ce dimanche 14 février le président du RDR, Alassane Ouattara et le président du PDCI, Henri Konan Bédié. Et ce lundi, il s’entretiendra avec les responsables des autres formations politiques ivoiriennes, dont le parti présidentiel, le FPI, mais aussi avec le représentant de l’ONU, avec le Forum des confessions religieuses ou encore avec l’Association des rois et chefs traditionnels. Objectif donc, parvenir à former une nouvelle équipe gouvernementale dans les plus brefs délais.http://www.oimg.org/oimg2/images/stories/oimg-laurent%20gbagbo%20et%20guillaume%20soro.jpg
(De Gauche à Droite: Guillaume Soro, premier ministre et Laurent Gbagbo, Président de la Côte d'ivoire)

Mais ça ne sera pas facile donc, notamment en raison de l’attitude de l’opposition qui a décidé de rompre les ponts avec le pouvoir : « le RHDP ne reconnaît plus Laurent Gbagbo comme Chef de l’Etat », constate Fraternité Matin, pas plus, remarque-t-il, que l’opposition ne reconnaîtra la nouvelle Commission électorale indépendante et le nouveau gouvernement en formation… Le RHDP qui parle de « coup d’Etat » et qui affirme qu’il s’opposera « par tout moyen à cette dictature ».

Les amoureux ont eu peur…

Alors évidemment, la presse d’opposition crie au scandale. La presse d’opposition qui est très présente sur internet ce lundi matin ; ce qui n’est pas le cas de la presse gouvernementale. Dans un souci d’équilibre, nous attendrons donc mardi 16 février pour confronter les points de vues des uns et des autres…

A noter tout de même cet article du quotidien L’Inter  sur la Saint-Valentin… L’Inter qui constate que les amoureux ont eu peur vendredi… « Ce jour-là, explique le journal, les fêtards avaient prévu d’inonder les lieux chics d’Abidjan, quand la nouvelle de la dissolution du gouvernement et de la Commission Electorale Indépendante est tombée. Croyant peut-être à des troubles, chacun s’était terré chez lui. Mais rassurés par la situation paisible (…), les amoureux sont sortis massivement, samedi. » Et L’Inter de passer en revue tous les lieux branchés de la capitale ivoirienne et de constater que l’ambiance était vraiment à la fête. Exemple : « rue Princesse à Yopougon. L’endroit est inondé de monde, écrit le journal. La circulation est impossible (…). Les amoureux du tout Abidjan s’y sont apparemment donné rendez-vous. (…) L’ambiance est féerique et électrique. Après les frayeurs du vendredi, les Abidjanais ont pompeusement fêté la Saint-Valentin », constate donc L’Inter.

Gbagbo : un « visionnaire atypique »

 

La presse burkinabé, elle, est au rendez-vous ce lundi. Et les commentaires ne sont pas tendres à l’endroit du pouvoir ivoirien. Pour Le Pays « preuve est faite que jamais le président Gbagbo ne voudra organiser des élections tant qu’il ne sera pas sûr de gagner. (…) En visionnaire atypique, il sera donc parvenu à provoquer la crise et écarter les opposants. » Par ailleurs, poursuit Le Pays« Gbagbo 'déchire' les Accords politiques de Ouagadougou. Aujourd’hui surarmé, le chef de l’Etat ivoirien ne daigne même pas témoigner du respect envers le facilitateur dont il torpille les efforts quand vient le moment de passer à la phase sérieuse. (…) Gbagbo plonge également son Premier ministre dans l’embarras, affirme le quotidien burkinabé. Patron des Forces Nouvelles, Guillaume Soro joue en effet sa crédibilité dans ces tours de passe-passe que Gbagbo multiplie. »
Même tonalité pour L’Observateur « Guillaume Soro, le rebelle apprivoisé, devrait lever le voile sur la composition de sa nouvelle équipe. (…) En attendant, tout Premier ministre qu’il est, et à la lumière de ce pied de nez présidentiel à sa famille politique, Soro devrait commencer à s’interroger sur son avenir sous l’aile protectrice de son professeur de président. »

 

Mali : le casse-tête des otages

Bernard Kouchner en visite au Mali samedi… Deuxième visite éclair à Bamako du chef de la diplomatie française en l’espace de 15 jours. Rien n’a filtré des discussions avec le président ATT. Ma si pour la presse malienne, il est clair que le sort de l’otage français Pierre Camatte a été au centre des entretiens. Le quotidien Le 22 Septembre rappelle « qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique avait menacé de l'exécuter à la fin du mois dernier si Bamako ne libérait pas quatre de ses membres, détenus dans des geôles de la capitale malienne. Heureusement, il y a eu, pour le moment, plus de peur que de mal, constate le journal, puisque que les ravisseurs ont prorogé l'ultimatum jusqu'au 20 février prochain. Il n'est donc pas étonnant, poursuit-il, qu'en l'espace de deux semaines Kouchner vienne plusieurs fois à Bamako pour tenter d'obtenir la libération de Camatte, dans un contexte politique français caractérisé par la campagne pour les régionales. »

 

Toutefois, pour Le 22 Septembre, pas question de céder au chantage, pas question de libérer les islamistes, en échange de la vie du Français : « De grâce, s’exclame le journal, que la France ne nous demande pas ce qu'elle-même n'accepte pas ! »
En tout cas, souligne Le Républicain, toujours à Bamako, « rien ne sera simple pour nous. Si l’otage est libéré aux conditions d’Aqmi, et quel que soit le deal entre Kouchner et son homologue algérien, Alger nous fera payer. S’il est libéré par un accès d’humanisme ou par l’habileté de la partie malienne, alors c’est aux Britanniques que Bamako aura affaire. Et le pire, c’est que notre hôte soit tué. Pour Kouchner qui aura tout simplement échoué. Pour ATT qui avait décidé d’en faire son affaire personnelle. Pour le pays qui enterrera sa deuxième victime occidentale salafiste. »
Coup de théâtre à Madagascar
Par Brice Barrillon

L’Express en fait sa couverture avec la photo de Ny Hasina Andriamanjato.
Il s’agit du vice-Premier ministre chargé des affaires étrangères, lequel « a rendu son tablier » selon le journal. « Il ne serait pas d’accord avec la conduite actuelle de la Transition » et donc il a démissionné.

L’information est également à la Une de Midi Madagascar avec cette fois une interview du vice-Premier Ministre en personne. 
«J'ai remis mercredi ma démission au président Andry Rajoelina et au Premier ministre Camille Vital qui l'ont acceptée », confirme ainsi l'intéressé. «Je ne lâche pas pour autant Andry Rajoelina. Au contraire, je démissionne pour l'aider, pour le faire revenir sur la bonne voie, celle de Maputo et d'Addis-Abeba. »

Changer les hommes ?

Pour le chef de la diplomatie sortant : « il faut appliquer les accords de Maputo et l'acte additionnel d'Addis-Abeba, mais en changeant les hommes
Il suggère que le Premier ministre Camille Vital puisse devenir un Premier ministre de consensus avec le système suivant : pour lui, chaque mouvance doit proposer « 3 noms » sur lesquels il choisirait. «Si aucun d’entre eux ne lui convient, la mouvance concernée avance trois autres noms. »
Il regrette de ne pas avoir eu l'oreille du président sur ce sujet. « S'il m'avait écouté depuis le début, la question aurait été réglée dès septembre 2009 », explique-t-il.
Ny Hasina Andriamanjato estime enfin qu'il a été « incompris et isolé. »

La future élection présidentielle au Burkina Faso

La date ? Le 21 novembre 2010. «Le premier tour de l'élection du président du Burkina Faso est fixé au dimanche 21 novembre 2010 », nous apprend un compte-rendu du conseil des ministres. . 
A cette occasion les journaux reviennent sur la carrière de Blaise Compaoré qui est au pouvoir depuis 1987. 
Republic of Togo rappelle : « Il est arrivé le 15 octobre 1987, à la faveur d'un coup d'Etat au cours duquel a été tué le président Thomas Sankara, M. Compaoré, 59 ans, avait ensuite ouvert le pays à la vie démocratique. »

Elu pour une première fois en 1991, puis successivement réélu en 1998 et 2005, on ne sait pas s'il sera candidat cette fois ci. D’autant que la constitution limite le nombre de mandats.

Deux opposants se sont déjà portés candidats à cette élection présidentielle.
Il s'agit du chef de l'Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara, et du président du Front des forces sociales (FFS), Norbert Michel Tiendrébéogo, explique le site d'info du Togo.

Autre élection présidentielle en vue, celle du Togo

Initialement fixée au 28 février, elle se déroulera finalement le 4 mars. Un report, donc. SelonRepublic Of Togo, cette mesure permettra de « corriger certains dysfonctionnements constatés lors des opérations de révision des listes électorales. »

Pénurie alimentaire au Niger

« Selon la Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies, une évaluation achevée en décembre a montré que 2,7 millions de personnes au Niger souffraient d’une grave insécurité alimentaire et que 5,1 millions d’autres étaient confrontées à une insécurité alimentaire modérée. Plus de la moitié de la population a moins de deux mois de stocks alimentaires jusqu’à la prochaine récolte, qui n’est pas attendue avant octobre. » Les Nations unies appellent à l'aide internationale.

Nelson Mandela

« Il y a 20 ans, le 11 février 1990, Nelson Mandela, le symbole de la lutte anti-apartheid, retrouvait la liberté, après 27 ans de détention. Cette libération du célèbre pensionnaire de Robben Island marquait un tournant historique dans la vie politique de l'Afrique du Sud », écrit Gabriel Sama dans Sidwaya Quotidien, journal burkinabé. Son titre : « Un jour nouveau se levait en Afrique du Sud. »

Ce jour-là était celui de sa libération : « Un événement, retransmis en direct sur les télévisions du monde entier, tant cet homme, condamné à la prison à vie en 1964 pour sabotage et complot visant à renverser le régime sud-africain, était devenu au fil des ans, le symbole de la lutte contre l'apartheid.

 

Source : RFI 

Publié dans AFRIQUE

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