Afrique du Sud: le président Zuma reste ferme sur le cas du président soudanais

Publié le par RFI

Jacob Zuma, Président de l'Afrique du Sud

Si Omar el-Béchir vient en Afrique du Sud pour la Coupe du monde de football, il pourrait bien se retrouver derrière les barreaux si l'on en croit le président Jacob Zuma. L'Afrique du Sud a invité tous les chefs d'Etat du continent à assister au coup d'envoi de la Coupe du monde. Une invitation à risque pour le président soudanais, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. « L'Afrique du Sud respecte le droit international et, en tant que signataires des traités, nous appliquerons la loi ». C'est ce qu'a dit Jacob Zuma lors d'un débat au Parlement. Ce n'est pas la première fois que l'Afrique du Sud a à faire avec le cas Omar el-Béchir. Déjà, lors de l'investiture de Jacob Zuma, Pretoria avait indiqué que le chef de l'Etat soudanais pourrait être arrêté s'il venait sur le sol sud-africain. Mais cette fois, le cas est évoqué par le président en personne. L'Afrique du Sud et le Botswana font partie des rares pays du continent qui ont publiquement appuyé la Cour pénale internationale dans cette affaire. La plupart des pays sont restés discrets, hormis quelques Etats voisins ou la Libye qui ont apporté leur soutien au président Béchir. L'Union africaine elle, a certes désapprouvé le mandat d'arrêt. Mais pour Pretoria, « l'application de ce mandat est une obligation légale des Etats ». Une attitude ferme, sans doute plus que celle de Thabo Mbeki, l'ancien président, nommé médiateur dans le conflit au Darfour.

Publié dans AFRIQUE

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