Ne pas simplement protester et en rester là.

Publié le par S.BACHIR

Le peuple de guinée est depuis son indépendance victime d'isolement, de massacre, de male gouvernance de mépris et de divisions orchestrés par des politiciens sans foi ni loi. Des politiciens qui ne pensent à rien d'autre qu'assouvir leur besoin, ceux de leur famille et proche.
A chaque fois que le peuple a voulu dire non, il est victimes des pires sévices de la part de ceux qui sont sensés assurés son bien être. IL est temps d'y mettre fin.
La répression sanglante du 28 Septembre ne doit se passer comme celle de Janvier-Février 2007 où les syndicats qui ont incités les jeunes à sortir dans les rues pour se faire tués, non pas assez batailler pour soutenir les familles des victimes et exiger que justice soie rendue. Une fois de plus c'est à l'appel des forces vives dans lesquelles les syndicats font parti que les jeunes sont sortis pour manifester. Ces jeunes qui n'ont plus d'espoir et qui ont soiffe de changement ont montré leur adhésion et leur soutien aux forces vives malgré les maigres propositions et projets des partis politiques.

Les forces vives ont maintenant plus que jamais l'obligation de se battre pour ne pas que ceux qui sont morts pour le changement le soient pour rien et continuer à discuter avec la junte comme si rien ne s'était passé.

Avec cette répression, les guinéens ont compris que cette junte est prête à tout pour se maintenir au pouvoir et donc les forces vives aussi avec le soutien du peuple de Guinée doivent montrer leur détermination à continuer le combat pour faire plier la junte et redonner une image positive de la Guinée. Il n'est plus question de négocier le départ, il faut accentuer la pression, il faut ressortir dans les rues, gonfler les manifestations et mettre au pied du mur Dadis et le CNDD.

Dadis doit savoir que ce ne sont pas les bâtiments, les arbres ou encore les moutons et chèvres qu'il va gouverner. Ce sont les guinéens et à condition que ces derniers le veuillent  dans le cas contraire il doit plier bagage.

Ce combat doit être mené par tout guinéens aspirant au changement, à la justice sociale et à la démocratie. Il ne faut pas toujours attendre les sanctions et les commentaires de la communauté internationale, le combat pour le départ de Dadis et du CNDD est une affaire guinéo-guinéenne avant tout  et de ce fait tout guinéen doit faire en sorte que la mobilisation tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays ne faiblisse pas et que Dadis et ceux qui le soutiennent que la Guinée de 2009 n'est pas celle de 2008 ou des années antérieures. IL doit comprendre que le 28 Septembre 2009 il a tué des guinéens, viols des femmes, volés et cassés de biens de paisibles citoyens. IL doit comprendre que désormais la donne a changé. Lui qui au lendemain de son coup d'Etat ne jurais que par la démocratie en Guinée, criait haut et fort qu'il va rendre le pouvoir aux civils, qu'il ne va pas se présenter aux élections, et bien il nous a menti. Il a menti au peuple de Guinée et au monde entier. Il a pris les guinéens comme ses ennemis publics numéros 1.

Les crimes commis en ce jour du 28 septembre 2009 ne doivent rester impuni et ce avec la plus grande fermeté. Dadis et ses exécuteurs doivent répondre de ces actes devant le tribunal pénal international pour crime contre l'humanité.

Les forces vives ont désormais la lourde responsabilité à savoir qu'il faut continuer le combat coute que coute et ce au prix le plus fort.

Ceux qui sont morts ne doivent être morts pour rien. En leur mémoire, nous devons continuer le combat et prier pour que leur âme repose en paix.

Publié dans GUINEE

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